| Louise LAGRANGE | ||
| Actrice française | ||
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Adolescente vedette des feuilletons de Louis Feuillade, Louise Lagrange a fait une belle incursion dans le cinéma hollywoodien auprès de Rudolph Valentino et Ricardo Cortez avant de couler des jours paisibles auprès de son mari, le réalisateur Maurice Tourneur. Fille cadette de Jules Charles Lagrange, un limonadier et de Marguerite Joly, Louise Lagrange voit le jour le 19 août 1897 à Oran. Venue très tôt en France, elle fait sa première apparition au cinéma dans Cendrillon ou la Pantoufle merveilleuse qu'elle reprend cinq ans plus tard sous la direction de George Méliès. Elle suit ainsi la trace de sa sœur aînée Marthe, future épouse de Maurice Vinot puis de Pierre Blanchar. Héroïne de Feuillade Repérée par Louis Feuillade, la jeune Louise Lagrange séduit par sa vivacité et sa spontanéité. Elle enchaîne les courts-métrages du maître du feuilleton cinématographique en courtisane dans Orgie Romaine puis en victime de sombres criminels dans Le Maléfice, Fantômas contre Fantômas, Le Roman de la Midinette ou L’Ombre de la Mort. Elle trouve son premier travail digne d’intérêt dans Mères françaises, un mélodrame patriotique auprès de Sarah Bernhardt et Gabriel Signoret. Elle retrouve Louis Feuillade pour les deux derniers épisodes des Vampires auprès d’Édouard Mathé face à Musidora et Jean Aymé. À tout juste vingt ans, elle est considérée comme une étoile du cinéma muet. Elle obtient de beaux succès dans Le Torrent de René Hervil et Louis Mercanton auprès de Jaque-Catelain et La Distance de Robert Boudrioz. Parenthèse hollywoodienne Louise Lagrange prend ses distances avec le cinéma pour suivre les cours de Jules Truffier au Conservatoire. Elle décroche un premier prix de comédie en 1918 et devient brièvement pensionnaire de la Comédie-Française où elle interprète Les Uns et les Autres de Verlaine et Les Sœurs d’Amour de Bataille. Elle s’oriente très vite vers le boulevard au théâtre Édouard VII, une activité dix fois plus rentable. Elle revient au cinéma avec la comédie L’Héritage de Jacques de Baroncelli et la charmante midinette de Mimi Trottin qui quitte son petit statut d’ouvrière pour épouser un riche aristocrate. Elle met au monde Duncan, le fils du producteur américain William Elliott qu’elle épouse l’année suivante. Elle suit son époux aux États-Unis où elle tourne trois films pour la Paramount. Dans Mon Homme, elle évolue dans l’ombre de Pola Negri. Dans Saltimbanque d’Herbert Brenon, elle est l’ancienne partenaire du clown Andrew joué par Ernest Torrence. Dans L’Hacienda rouge, elle joue une danseuse secrètement amoureuse du beau Rudolph Valentino. Elle a un deuxième enfant avec William Elliott dont elle divorce en 1926. Le producteur succombe à une crise cardiaque le 5 février 1932. Une dizaine de films parlants De retour en France, Louise Lagrange donne la réplique à Ricardo Cortez tourne La Danseuse Orchidée de Léonce Perret, un mélodrame extravagant qui se déroule au Pays Basque. Considérée comme un modèle de l’élégance parisienne, elle enchaîne des drames sentimentaux comme La Nuit est à nous de Roger Lion, version française d’un film de Carl Froelich, Le Ruisseau de René Hervil en miséreuse modèle d’un peintre célèbre et La Marche nuptiale avec son beau-frère Pierre Blanchar en professeur de piano. Elle passe sans écueil au parlant avec Le Défenseur d’Alexandre Ryder, Une Femme a menti de Charles de Rochefort, Ça aussi c’est Paris avec Pierre Fresnay et Le Petit Écart auprès de Jeanne Boitel et Lucien Baroux. Elle se remarie en 1933 avec le réalisateur Maurice Tourneur, fraîchement réinstallé à Paris. Il dirige son épouse dans Obsession, où elle est Louise victime d’une tentative d’assassinat par son mari paranoïaque interprété par Charles Vanel. On retrouve notre vedette dans la version française de l’opérette La Chauve-Souris et Judex 34 où Maurice Champreux, neveu de Feuillade qui réunit de nombreuses vedettes des serials de son oncle. Madame Maurice Tourneur Louise Lagrange fait un ultime passage sur scène dans L’Inconnue d’Arras d’Armand Salacrou, où elle interprète une prostituée qui se sombre dans le désespoir. Elle tourne quelques films après guerre dont La Cage aux Filles où elle joue la mère de Danièle Delorme et Adhémar ou le Jouet de la Fatalité où elle est prise d’un fou-rire aux obsèques de son mari devant la trombine de Fernandel. Elle se retire des écrans pour s’occuper de son époux, victime d’un accident de la route jusqu’à son décès, le 4 août 1961. Complètement oubliée, Louise Lagrange disparaît dans l’anonymat le 15 février 1979 à Paris, à l’âge de 81 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Édouard Mathé |
1907 : Cendrillon, ou la Pantoufle merveilleuse d’Albert Capellani 1911 : La Suspicion de Louis Feuillade 1911 : L'Orgie Romaine de Louis Feuillade 1911 : La Dernière Conquête de Don Juan de Jean Durand 1911 : Quand les Feuilles tombent de Louis Feuillade 1912 : Cendrillon ou la Pantoufle mystérieuse de Georges Méliès 1912 : Le Maléfice de Louis Feuillade 1912 : La Mort de Lucrèce de Louis Feuillade 1913 : Le Prix du Pardon de Louis Feuillade 1914 : Le Miracle d'amour de ? 1914 : Fantômas contre Fantômas de Louis Feuillade 1914 : Cadette de Léon Poirier 1914 : Severo Torelli de Louis Feuillade 1914 : Le Roman de la Midinette de Louis Feuillade 1914 : Les Fiancés de 1914 de Louis Feuillade 1914 : La Neuvaine de Louis Feuillade 1915 : Autour d'une Bague de Gaston Ravel 1915 : La Barrière de Gaston Ravel 1915 : L'Ombre de la Mort de Louis Feuillade 1915 : Celui qui reste de Louis Feuillade 1915 : Madame Fleur de Neige de Gaston Ravel 1915 : Les Vampires 9, L'homme des Poisons de Louis Feuillade 1915 : Les Vampires 10, Les Noces sanglantes de Louis Feuillade 1916 : Le Malheur qui passe de Louis Feuillade 1916 : Un Mariage de Raison de Louis Feuillade 1916 : Le Malheur qui passe de Louis Feuillade 1916 : Le Noël du poilu de Louis Feuillade 1917 : Mères françaises de Louis Mercanton et René Hervil 1917 : L'Escapade de l'Ingénue de Gaston Ravel 1917 : Le Torrent de Louis Mercanton et René Hervil 1917 : La Distance de Robert Boudioz 1918 : La Maison d'Argile de Gaston Ravel 1919 : L'Héritage de Jacques de Baroncelli 1919 : Intrigue et Jalousie de ? 1922 : Mimi Trottin d’Henri Andréani 1924 : Mon Homme (Shadows of Paris) d’Herbert Brenon 1924 : Saltimbanques (The Sideshow of Life) d’Herbert Brenon 1924 : L'Hacienda rouge (A Sainted Devil) de Joseph Henabery 1924 : Marionnettes d’Henri Diamant-Berger 1926 : La Femme nue de Léonce Perret 1927 : Dans l'Ombre du Harem de Léon Mathot et André Liabel 1928 : La Danseuse Orchidée de Léonce Perret 1928 : Le Ruisseau de René Hervil 1928 : La Nuit est à nous de Roger Lion 1929 : La Marche nuptiale d’André Hugon 1930 : Le Défenseur d’Alexandre Ryder 1930 : Ruines d’Edouard Elding 1930 : Ça aussi c'est Paris d’Antoine Mourre 1930 : Une Femme a menti de Charles de Rochefort 1931 : Le Petit Écart (Der kleine seitens Prung) de Reinhold Schünzel et Henri Chomette 1932 : La Chauve-Souris de Pierre Billon et Carl Lamac 1933 : Judex 34 de Maurice Champreux 1933 : L'Homme mystérieux (Obsession) de Maurice Tourneur 1946 : Les Trois Cousines de Jacques Daniel-Norman 1949 : La Cage aux Filles de Maurice Cloche 1951 : Adhémar ou le Jouet de la fatalité de Fernandel Filmographie de Louise LAGRANGE | |
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