| Agnès LAURENT | ||
| Actrice et romancière française | ||
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Pour expliquer la carrière fulgurante d’Agnès Laurent achevée alors qu’elle a à peine 25 ans, il faut se remémorer cette fin des années 1950. En quête de la nouvelle Bardot, contestée par la Nouvelle Vague qui déteste ceux qui ne pensent qu’au plaisir du spectateur, le cinéma va se montrer impitoyable avec cet atout de charme, venue conquérir Paris. Agnès Laurent est née à Lyon le 28 Janvier 1936 sous le nom de Josette Chouleur. Elle fait ses études dans sa ville natale et trouve un emploi de sténo-dactylo, travaillant quelques temps au ministère de la guerre comme secrétaire. Remarquée par le producteur René Thévenet qui voit en elle une deuxième Bardot, elle monte à Paris pour suivre les cours d’Ève Francis et Charles Dullin. Des premiers rôles sexy Sous les conseils de Thévenet, la belle provinciale change son nom en Agnès Laurent. Elle fait une apparition dans le court métrage Axelle et son Clochard de Pierre Foucaud et participe à un défilé dans Mannequin de Paris d’André Hunebelle pour la nouvelle collection d’Ivan Desny. « Bardotée », selon son expression, elle promène sa moue enfantine et sa queue de cheval dans Les Collégiennes, toujours sous la direction d’André Hunebelle qui lui fait prendre une douche qu’elle n’apprécie guère. Toujours dans le domaine sexy, elle subit la traite des blanches dans Marchands de Filles, heureusement délivrée par le bel agent d’Interpol Georges Marchal. Toujours grâce à René Thévenet, elle s’illustre dans Mademoiselle Strip-Tease de Pierre Foucaud (scénariste d’Hunebelle) où elle se lance dans une concurrence érotique face à sa rivale Dora Doll. Ses scènes dénudées la fait surnommer le nouveau chaton sexuel français mais à l’image de ses consœurs Mylène Demongeot, Etchika Choureau, Danik Patisson, Michèle Mercier, Estella Blain ou Claudine Dupuis, elle est décriée par les intellos des Cahiers du Cinéma. Une tentative de carrière internationale Quand Agnès Laurent est engagée par un proche de la Nouvelle Vague, Pierre Kast, c’est pour un petit film fantastique où assistante de laboratoire, elle tombe amoureuse de son professeur Jérôme (Jean Marais) et se voit rétrécie en statuette de 7.6 cm pour éviter qu’on la voit avec son fiancé. Dans le genre sulfureux, elle joue dans le drame familial Péché de Jeunesse de Louis Duchesne une femme enceinte que sa belle-mère (Madeleine Robinson) tente de convaincre d’avorter. Malheureusement pour elle, la jeune actrice est victime d’un accident de la route en compagnie d’un jeune chanteur. Rétablie, elle reprend sa carrière sur scène en janvier 1959 dans la pièce Auguste auprès de Fernand Raynaud. Le comique n’est pas tendre avec elle, à tel point que lorsqu’il s’agira d’adapter la pièce au cinéma, il imposera Valérie Lagrange, pas particulièrement intéressée pour le rôle de sa future épouse. Agnès revient au cinéma en Italie avec le drame historique Dans les Griffes des Borgia de Giuseppe Maria Scotese avec Fausto Tozzi, Sergio Fantoni et Alberto Farnèse dans le rôle de César Borgia et enchaîne en Espagne avec Tentations, un thriller érotique de José Antonio de la Loma où elle joue une danseuse chargée de dévergonder un futur séminariste et Cibles vivantes de Francisco Rovira-Beleta auprès de Christian Marquand. Reconversion dans la littérature policière Boudée par le nouveau cinéma français, Agnès Laurent poursuit sa carrière en Angleterre où elle tourne Amour au Collège, un film très convenu de Roy Boulting où elle incarne une prof de français dans un pensionnat de garçons. Elle tourne un autre film britannique Mary had a little… du vieux routier hollywoodien Edward Buzzell et fait une dernière apparition en épouse du gouverneur de la Bastille (Guy Tréjean) dans le sketch Lauzun des Amours Célèbres de Michel Boisrond aux côtés de Jean-Paul Belmondo. Après quoi, elle abandonne le métier à 25 ans pour se consacrer à la littérature. Spécialisée dans le roman policier, elle publie Au Cœur de la Nuit, L’Ultime Rendez-vous, Requiem pour un Fantôme et Le Justicier. Après une brève liaison avec le richissime Arthur Loewy Jr, elle épouse Tommy Gallagher. Mais son aventure américaine tourne court. Christian Marquand, son partenaire de Cibles vivantes lui permet cependant de dîner avec Marlon Brando. La belle actrice tombe dans l’oubli et son décès survenu dans sa 74e année à Grenoble, le 16 février 2010 passe complètement inaperçu. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Cary Grant |
1955 : Axelle et son Clochard de Pierre Foucaud (cm) 1956 : Club de femmes de Ralph Habib 1956 : Mannequins de Paris d’André Hunebelle 1957 : Les Collégiennes d’André Hunebelle 1957 : Marchands de filles de Maurice Cloche 1957 : Mademoiselle Strip-tease de Pierre Foucaud 1957 : Un amour de poche de Pierre Kast 1958 : Les Diables verts de Monte Cassino (Die grünen Teufel von Monte Cassino) d’H. Reinl 1958 : Péché de jeunesse de Louis Duchesne 1958 : Dans les griffes des Borgia (La notte del grande assalto) de Giuseppe Maria Scotese 1958 : Bonjour, Monsieur La Bruyère de Jacques Doniol-Valcroze (cm) 1959 : Tentations (Un mundo para mi) de José Antonio de la Loma 1960 : Cibles vivantes (Altas variedades) de Francisco Rovira Beleta 1960 : Amour au collège (A French Mistress) de Roy Boulting 1961 : Mary Had a Little... d’Edward Buzzell 1961 : Les Amours célèbres, « Lauzun » de Michel Boisrond Filmographie d'Agnès LAURENT | |
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