| MAXIMILIENNE | ||
| Actrice française | ||
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Figure excentrique et caricaturale du cinéma classique du début du cinéma sonore à la fin des années cinquante, Maximilienne a incarné des vieilles filles vertueuses et mauvaise langue, autoritaires et bornées dans 80 films dans lesquels elle ne faisait parfois que passer. Une personnalité attachante malgré son aspect austère. Née Henriette Adeline Genty, Maximilienne voit le jour à Paris, dans le 11e arrondissement, le 28 novembre 1884. Elle monte sur les planches dans les années vingt et rejoint la troupe de Pagnol pour Topaze où elle incarne la baronne Pitart-Vergniolles lors de la création de la pièce. Ce personnage de vieille dame agressive va lui coller à la peau pendant toute sa carrière. Un aspect sec et autoritaire Sous le pseudonyme de Maximilienne Max, elle est engagée par Jean Epstein pour Les Aventures de Robert Macaire et Le Double Amour. Arrive le cinéma sonore où elle peut faire entendre sa voix autoritaire et son air empruntée. Commère désagréable, elle s’illustre chez René Clair dans À nous la Liberté et Quatorze Juillet. Si elle peut être la parente aimable comme dans Pour un Sou d’amour de Jean Grémillon ou Liliom de Fritz Lang, elle joue la plupart du temps des donneuses de morales déplaisantes comme madame Ladevèze dans Tartarin de Tarascon, Azelma dans Maria Chapdelaine, madame Lecourtois de Mademoiselle Mozart, la tante Scholastique dans L’Homme de nulle part ou l’organisatrice de sorties paroissiales dans Mon Curé chez les Riches auprès de ses consœurs Alice Tissot et Jeanne Fusier-Gir. Des commères et des grenouilles de bénitier Reproduisant à l’envi les rôles de vieilles filles, Maximilienne fait partie des seconds couteaux indispensables à ce cinéma des années trente et quarante. Elle compose des personnages autoritaires comme la mère supérieure de La Route enchantée, la directrice d’un pénitentier pour femmes dans Prison sans barreaux, la maîtresse d’école de Simplet, la cliente de la pension dans L’Assassin habite au 21, l’héritière de La Collection Ménard ou du Trésor de Cantenac, la générale de l’Armée du Salut dans L’Armoire volante, la pharmacienne de Cœur de Coq et la grenouille de bénitier de Clochemerle. Pour la postérité, elle reste la commère mademoiselle Angèle qui attend la femme adultère sous la lumière pour qu’elle la voit dans La Femme du Boulanger de Pagnol. Elle a cette réplique célèbre : « S’il suffit d’être une femme perdue pour être la reine d’un village, à quoi sert la vertu ? » Ce qui ne l'empêche pas d'être taquinée par l'instituteur campé par Robert Vattier; Elle fait parfois partie de l’aristocratie comme la sœur du marquis dans Adhémar ou le Jouet de la Fatalité et la princesse dans Le Disque 1413. Malgré la direction de grands cinéastes comme André Cayatte, Pierre Chenal, Raymond Bernard ou Guitry, elle ne trouve pas les rôles de première importance qui en feraient une figure inoubliable comme Alice Tissot, Marguerite Pierry ou Marguerite Moreno. De Couzinet à Fernand Raynaud Dans les années cinquante, Maximilienne ne trouve plus de rôles à sa mesure, le cinéma ayant abandonné ses histoires stéréotypées de bourgeoisie de province. Elle se compromet dans deux pochades d’Émile Couzinet, Le Congrès des Belles-Mères et Trois Vieilles Filles en Folie, des comédies grottesques et ringardes. On la retrouve fugitivement comme cliente mécontente de la blanchisserie où travaille Françoise Arnoul dans French-Cancan de Jean Renoir et la fameuse Madame Lelonbecq des sketches de Fernand Raynaud, organiste de la paroisse, dans Houba-Houba de Robert Darène. Malgré sa haute taille et son aspect rigide, l’actrice s’est peu produite au théâtre si on excepte l’opérette Ce Coquin de Soleil de Raymond Vincy et le classique Le Légataire universitaire de Regnard. À l’image des personnages qu’elle a incarnés, Maximilienne semble être restée célibataire. Elle se retire du cinéma au moment de la Nouvelle Vague et meurt à 93 ans le 28 août 1978 à Nice. Elle est inhumée à Romorantin-Lanthenay dans le Loir-et-Cher. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Jean Brochard |
1925 : Le Double Amour de Jean Epstein 1925 : Les Aventures de Robert Macaire de Jean Epstein 1931 : À nous la Liberté de René Clair 1931 : Boule de Gomme de Georges Lacombe 1932 : Les Vignes du Seigneur de René Hervil 1932 : Aux Urnes, Citoyens ! de Jean Hémard 1932 : Pour un Sou d'amour de Jean Grémillon 1932 : L'Âne de Buridan d’Alexandre Ryder 1932 : Adhémar Lampiot de Christian-Jaque 1933 : Quatorze Juillet de René Clair 1933 : Six Cent Mille Francs par Mois de Léo Joannon 1933 : La Guerre des Valses de Ludwig Berger 1933 : Les Surprises du Divorce de Jean Kemm 1933 : Noces et Banquets de Roger Capellani (cm) 1933 : Étienne de Jean Tarride 1933 : Maison hantée de Roger Capellani 1933 : Le Tendron d’Achille de Christian-Jaque (cm) 1934 : Incognito de Kurt Gerron 1934 : Chourinette d’André Hugon 1934 : Liliom de Fritz Lang 1934 : On a trouvé une Femme nue de Léo Joannon 1934 : Les Filles de la Concierge de Jacques Tourneur 1934 : Minuit, place Pigalle de Roger Richebé 1934 : Tartarin de Tarascon de Raymond Bernard 1934 : Un de la Montagne de Serge de Poligny et René Le Hénaff 1934 : Maria Chapdelaine de Julien Duvivier 1935 : Studio à louer de Jean-Louis Bouquet 1935 : Le Baron Tzigane d’Henri Chomette 1935 : Mademoiselle Mozart d’Yvan Noé 1935 : Amants et Voleurs de Raymond Bernard 1936 : Mes Tantes et moi d’Yvan Noé 1936 : Coup de Vent de Jean Dréville et Giovacchino Forzano 1936 : Le Disque 413 de Richard Pottier 1936 : Prête-moi ta Femme de Maurice Cammage 1936 : Monsieur est saisi de René Sti (cm) 1937 : Mes Tantes et moi d’Yvan Noé 1937 : L'Homme de nulle Part de Pierre Chenal 1937 : À nous Deux, madame la Vie de René Guissart et Yves Mirande 1937 : Les Secrets de la Mer Rouge de Richard Pottier 1938 : Prison sans Barreaux de Léonide Moguy 1938 : Un Meurtre a été commis de Claude Orval 1938 : Clodoche de Raymond Lamy & Claude Orval 1938 : Un de la Canebière de René Pujol 1938 : Mon Curé chez les riches de Jean Boyer 1938 : La Femme du Boulanger de Marcel Pagnol 1938 : La Route enchantée de Pierre Caron 1940 : Cavalcade d'Amour de Raymond Bernard 1940 : Marseille mes Amours de Jacques Daniel-Norman 1940 : L'Empreinte du Dieu de Léonide Moguy 1941 : Parade en sept Nuits de Marc Allégret 1942 : Cartacalha, Reine des Gitans de Léon Mathot 1942 : Simplet de Fernandel 1942 : L'Assassin habite au 21 d’Henri-Georges Clouzot 1943 : Au Bonheur des Dames d’André Cayatte 1943 : Picpus de Richard Pottier 1944 : La Collection Ménard de Bernard Roland 1946 : Cœur de Coq de Maurice Cloche 1946 : Sérénade aux Nuages d’André Cayatte 1947 : Monsieur Vincent de Maurice Cloche 1948 : Clochemerle de Pierre Chenal 1948 : L'Armoire volante de Carlo Rim 1949 : Dernière Heure, édition spéciale de Maurice de Canonge 1950 : Plus de Vacances pour le Bon Dieu de Robert Vernay 1950 : Tête blonde de Maurice Cam 1950 : Le Trésor de Cantenac de Sacha Guitry 1951 : Adhémar ou le Jouet de la fatalité de Fernandel 1951 : Musique en Tête de Georges Combret et Claude Orval 1951 : Pardon my French de Bernard Vorhaus 1951 : Monsieur Octave de Maurice Boutel 1952 : Drôle de Noce de Léo Joannon 1952 : Trois Vieilles Filles en Folie d’Émile Couzinet 1952 : Dans la Vie tout s’arrange de Marcel Cravenne 1954 : Le Congrès des Belles-Mères d’Émile Couzinet 1954 : La Cage aux Souris de Jean Gourguet 1955 : French Cancan de Jean Renoir 1956 : La Famille Anodin d’André Leroux (tv) 1958 : Premier mai de Luis Saslavsky 1959 : Fric Frac en Dentelles de Guillaume Radot 1959 : Houla Houla de Robert Darène 1959 : Énigme aux Folies Bergère de Jean Mitry Filmographie de MAXIMILIENNE | |
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