Sylvie ORCIER
 Actrice et metteuse en scène française
Comédienne, scénographe, costumière et metteuse en scène au théâtre auprès de Patrick Pineau depuis la création de sa compagnie, Sylvie Orcier n’a fait qu’une douzaine d’apparitions au cinéma (dont trois rôles principaux) et une quinzaine de téléfilms. Mais cette actrice attachante au regard déterminé a excellé dans des rôles de femme libre et délurée. Sylvie Orcier est née en 1957. Elle n’a donné que peu de renseignements sur ses origines et sa jeunesse. Déterminée à être actrice, elle entre au Cours Florent, puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. Elle fait ses premiers pas sur scène dans Trésors des Lettres Françaises, conçu par Georges Daniel sur les textes de Paul Éluard.
Une courte carrière au cinéma
Sylvie Orcier tourne son premier téléfilm, La Canne de Jean-Pierre Gallo auprès de Philippe Léotard. Avec une belle assurance, la jeune femme de 24 ans donne la réplique à Jean-Louis Trintignant dans Eaux Profondes de Michel Deville. Elle trouve son premier rôle important en partageant l’affiche de Family Rock de José Pinheiro avec Christophe Malavoy. Elle y accompagne son mari et père de ses deux enfants dans sa nouvelle vie de forain. Dès lors, Sylvie Orcier va incarner des jeunes femmes un peu délurées auprès de Danièle Delorme dans La Côte d’Amour de Charlotte Dubreuil, Richard Berry dans Le Jeune Marié de Bernard Stora, Suivez mon regard de Jean Curtelin le temps d’une courte scène auprès de Zabou et de Philippine Leroy-Beaulieu, La Septième Cible de Claude Pinoteau en femme du chauffeur Jean-Jacques Moreau face à Lino Ventura, Preuve d’Amour de Miguel Courtois en journaliste aux méthodes suspectes. Elle partage le domicile de sa sœur Kristin Scott-Thomas dans l’excellent La Méridienne du suisse Jean-François Amiguet. Elle fait une dernière apparition au cinéma en 1989 dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier sans qu’on est pris la peine de la créditer au générique.
Une vie consacrée au théâtre
Si sa carrière au cinéma se limite à une douzaine d’apparitions, le parcours de Sylvie Orcier au théâtre est placé sous le signe de l’excellence. Elle interprète Élise dans L’Avare mis en scène par Roger Planchon puis est engagé par son associé Georges Lavaudant au TNP des Alpes puis au théâtre de l’Odéon. Elle y joue Tchekhov (Platanov, La Cerisaie, L’Ours), Labiche (Un Chapeau de Paille d’Italie), Shakespeare (Le Roi Lear), Bertolt Brecht (Tambours dans la nuit, La Noce chez les petits Bourgeois), Feydeau (Un Fil à la Patte), Büchner (La Mort de Danton) ou Eschyle (L’Orestie). En 2002, elle participe à la création de la troupe de Patrick Pineau, un partenaire du théâtre de l’Odéon sous la direction de Lavaudant. Elle va devenir sa scénographe, sa costumière, son assistante et son interprète dans de nombreux spectacles parmi lesquels Le Suicidé de Nikolaï Erdman, L’Art de la Comédie d’Eduardo De Filippo ou Jamais seul de Mohamed Rouabhi. Auprès de lui, elle fait ses premiers pas comme metteuse en scène pour Le Petit Chaperon Uf de Jean-Claude Grumberg et Vols en Piqué dans la Salle de Karl Valentin où elle mélange l'ambiance des cabarets berlinois avec les standards de la pop culture des années 70-80. En 2020, elle monte Moi, Jean-Noël Moulin, Président sans fin.
Des parenthèses télévisées
Sylvie Orcier s’est aussi un peu montrée à la télévision. Elle est l’infirmière du gangster atteint de cécité interprété par François Cluzet dans Aveugle, que veux-tu ? de Juan Luis Bunñuel dans le cadre de la collection Série Noire puis un double rôle dans Le Génie du Faux de Stéphane Kurc auprès de Patrick Chesnais. Elle est dirigée par Charlotte Dubreuil dans Mirage dangereux auprès de Tom Novembre, Laurent Heynemann dans Ceux de la Soif avec Bruno Crémer, Philippe Venault dans Adieu les Roses avec Maria Pacôme et participe à des séries comme Navarro, Un Privé au Soleil et Nestor Burma. Après une longue éclipse, elle incarne la mère de Raïka Hazanavicius et d’Hélène de Fougerolles dans Les Bois Assassins, un polar d’Anne Fassio. À 68 ans, elle semble s’éloigner des scènes et des plateaux.


FILMOGRAPHIE :

Avec Philippine
Leroy-Beaulieu
et Roger Planchon
1980 : La Canne de Jean-Pierre Gallo (tv)
1981 : Eaux profondes de Michel Deville
1982 : Fernandel for ever de Vincent Lombard (cm)
1982 : Un fait d’hiver de Jean Chapot (tv)
1982 : Family Rock de José Pinheiro
1982 : La Côte d'amour de Charlotte Dubreuil
1982 : Les Prédateurs de Jeanne Labrune (tv)
1983 : Le Jeune Marié de Bernard Stora
1984 : Aéroport, « Issue de Secours » de Joyce Buñuel
1984 : Paris vu par… 20 ans après, « Place Clichy » de Bernard Dubois
1984 : Josèphe ou le Bruit des Mots de Marcel Teulade (tv)
1984 : Aveugle, que veux-tu ? de Juan Luis Buñuel (tv)
1984 : La Septième Cible de Claude Pinoteau
1985 : Le Génie du Faux de Stéphane Kurc (tv)
1985 : Contes clandestins de Dominique Crèvecœur
1986 : Suivez mon regard de Jean Curtelin
1986 : Tropique du Crabe de Joyce Buñuel et Juan Luis Buñuel (tv)
1987 : Mirage dangereux de Charlotte Dubreuil (tv)
1987 : Le Ciel de Verre (Der gläserne Himmel) de Nina Grosse
1988 : Preuve d'amour de Miguel Courtois
1988 : La Méridienne de Jean-François Amiguet
1988 : Snack Bar Budapest de Tinto Brass
1989 : Blancs cassés de Philippe Venault
1989 : Trop belle pour toi de Bertrand Blier
1989 : Ceux de la soif de Laurent Heynemann (tv)
1990 : Un Privé au Soleil de Jacques Fontanier (tv)
1994 : Adieu les Roses de Philippe Venault (tv)
1994 : Un Chapeau de Paille d’Italie de Claude Mouriéras (tv)
1997 : Nestor Burma, Sortie des Artistes de Philippe Venault (tv)
2002 : Un Fil à la Patte de Georges Lavaudant (tv)
2024 : Les Bois assassins d’Anna Fassio (tv)


Filmographie de Sylvie ORCIER
 
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