| Constant RÉMY | ||
| Acteur et réalisateur français | ||
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Décrit à ses débuts comme un jeune premier au regard de chien mélancolique, Constant Rémy est devenu un extraordinaire acteur de composition, sobre et parfois austère dans des rôles ingrats. Privilégiant le théâtre, il a marqué le cinéma avec son rôle de vieux chêne vendéen dans Monsieur de Lourdines. Constant Rémy est né à Paris, le 20 mai 1882. Sa mère Aldelphine Guérin est couturière. Son père, ouvrier chimiste travaillant avec le docteur Roux le dirige vers une carrière scientifique mais l’attrait du théâtre est plus fort. Parfaitement autodidacte, il joue dans des théâtres de quartier à la Bastille et participe à plusieurs tournées. Dans le cinéma de Roudès En 1908, Constant Rémy trouvent ses premiers emplois au cinéma chez Pathé-Gaumont. Il devient un des interprètes favoris du jeune acteur Gaston Roudès passé à la réalisation, le plus souvent des drames et des films historiques mais aussi La Conscience du Cheval Rouge, un western auprès de Joë Hamman. Avec son visage triste, Rémy excelle dans des rôles de victimes, de maris délaissés et de pères vertueux dans des drames tournés en un jour jusqu’en 1914 où il réquisitionné pour la Grande Guerre. Revenu à la vie civile, il privilégie les planches avec la revue Folies sur Folies et des pièces de boulevard comme L’Homme enchaîné d’Édouard Bourdet ou Les Marchands de Gloire du jeune Marcel Pagnol. Il retrouve Gaston Roudès au cinéma dans des mélodrames tournés avec célérité avec souvent comme partenaire France Dhélia (Pulcinella, L’Ombre du Bonheur, La Douleur). Évitant par l’intensité de son jeu de sombrer dans le ridicule, il est notamment le trapéziste dans Les Frères Zembano adapté d’Edmond de Goncourt. Il déclare : « Au théâtre, on a la parole, c’est assez facile. Au cinéma, on doit se contenter du regard et d’un pli du visage. » Il comprend ainsi rapidement qu’il doit oublier tout ce qu’il a acquis sur les planches pour offrir le plus de vérité à l’écran. Il est exceptionnel dans Chantage et Hara-Kiri d’Henri Debain. Sobre et imposant S’il s’aventure dans le registre comique avec la pièce Yes de Maurice Yvain auprès d’Arletty, Constant Rémy va devenir cet acteur d’âge mûr, discret et indémodable à partir de son premier film sonore, Atlantis. Tandis qu’il endosse des rôles de pères nobles au théâtre, il enchaîne les mélodrames et les drames guerriers de qualité. Il accompagne Michel Simon, René Lefèvre et Madeleine Renaud dans Jean de la Lune d’après Achard. Il joue un officier bonapartiste dans L’Agonie des Aigles, des militaires de haut rang dans Disque 413, Les Petites Alliées, Les Hommes dans Nom, Ceux de Demain ou Le Chemin de l’Honneur. Dans un registre plus léger, il est le vieux peintre qui prend pour modèle Florelle dans La Femme nue, l’encaisseur dans Le Billet de Mille et l’impressario de Lys Gauty dans La Goualeuse. Il tourne plusieurs films en plusieurs versions comme c’est l’usage dans les années trente, sous la direction de Carmine Gallone (Un Soir de Rafle avec Albert Préjean), Adelqui Migliar (Ceux de demain), E. G. De Meyst (Le Mort) et Werner Hochbaum (Cavalerie légère). Il est passé une fois derrière la caméra pour Son autre Amour associé à Alfred Machard avec pour partenaire Jeanne Boitel avec qui il a tourné plusieurs films. Dernier rôle avec Abel Gance Constant Rémy fait une dernière composition saisissante en père de Raymond Rouleau dans Monsieur de Lourdines de Pierre de Hérain (le neveu du maréchal Pétain). Bien qu’il ait tout juste soixante ans, il en paraît vingt de plus. Il apparaît dix ans plus tard très vieilli en chef de la police de Louis XIV, La Reynie dans Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry et en vieux Landry dans La Tour de Nesle, qui marque ses retrouvailles avec Abel Gance. Celui-ci lui avait confié un de ses rares rôles principaux dans Poliche, où il joue un amant éconduit de Marie Bell. Avec une sobriété exemplaire, Constant Rémy a traversé un demi-siècle de l’histoire du cinéma français. Côté privé, il a vécu avec l’actrice Suzanne de Behr, née Laure Burtin, de huit ans son aînée dans une immeuble parisien de 1931 jusqu’au décès de l’actrice le 10 avril 1939. Alors qu’il séjourne sur la Côte d’Azur, Constant Rémy meurt à Cannes, le 16 août 1958 à l’âge de 76 ans. FILMOGRAPHIE : | |
![]() Avec Marie Bell et Abel Gance |
Courts-métrages : 1909 : Benvenuto Cellini (Benvenuto Cellino) de Camille de Morlhon 1909 : Le Bon Voisin d’ ? 1911 : Olivier Cromwell d’Henri Desfontaines 1911 : L'Assassinat d'Henri III d’Henri Desfontaines et Louis Mercanton 1911 : Milton d’Henri Desfontaines 1911 : La Reconnaissance du Bandit de Gaston Roudès 1911 : Sa petite Fille de Gaston Roudès 1911 : Une Mésaventure de François Ier de Paul Garbagni 1912 : L'Aïeule de Gaston Roudès 1912 : La Conscience de Cheval-Rouge de Jean Durand 1912 : Une Aventure du Chevalier de Vibrac de Gaston Roudès 1913 : Sacrifice de Victorin Jasset 1913 : Le Collier de Paulette de Gaston Roudès 1913 : De l'Azur aux Ténèbres de Joë Hamman 1913 : La Fille à la Chèvre de Gaston Roudès 1913 : Sa Majesté la Reine de Gaston Roudès Longs-métrages : 1919 : Le Baron Mystère de Maurice Chaillot 1920 : Maître Evora de Gaston Roudès 1920 : Marthe de Gaston Roudès 1921 : La Proie de Marcel Dumont 1921 : Le Jockey disparu de Jacques Riven 1921 : Prisca de Gaston Roudès 1923 : Le Crime des Hommes de Gaston Roudès 1923 : Le Juge d'instruction de Marcel Dumont 1923 : Pulcinella de Gaston Roudès 1924 : L'Ombre du Bonheur de Gaston Roudès 1924 : Alterner le Cynique de Georges Monca et Maurice Kéroul 1924 : L'Ironie du Sort de Georges Monca et Maurice Kéroul 1925 : La Douleur de Gaston Roudès 1925 : Grand-mère d’Albert-Francis Bertoni 1926 : Les Frères Zemganno d’Albert-Francis Bertoni 1926 : Le Chemin de la Gloire de Gaston Roudès 1927 : Chantage d’Henri Debain 1928 : Hara-Kiri de Marie-Louise Iribe et Henri Debain 1930 : Atlantis de Jean Kemm et Ewald-André Dupont 1931 : Jean de la Lune de Jean Choux 1931 : Un Soir de Rafle de Carmine Gallone 1932 : La Femme nue de Jean-Paul Paulin 1932 : Une Étoile disparaît de Robert Villiers 1933 : La Robe rouge de Jean de Marguenat 1933 : Roger la Honte de Gaston Roudès 1933 : La Rue sans Nom de Pierre Chenal 1933 : L'Agonie des Aigles de Roger Richebé 1933 : Son autre Amour de Constant Rémy et Alfred Machard 1934 : La Flambée de Jean de Marguenat 1934 : Le Petit Jacques de Gaston Roudès 1934 : Poliche d’Abel Gance 1934 : Le Billet de Mille de Marc Didier 1935 : Cavalerie légère de Werner Hochbaum et Roger Vitrac 1935 : Les Mystères de Paris de Félix Gandéra 1935 : Le Chant de l'Amour de Gaston Roudès 1935 : Sous la Griffe de Christian-Jaque 1936 : Le Disque 413 de Richard Pottier 1936 : Le Mort d’Émile-Georges De Meyst 1936 : Hélène de Jean-Benoît Lévy et Marie Epstein 1936 : Les Petites Alliées de Jean Dréville 1937 : Passeurs d'hommes de René Jayet 1937 : Les Hommes sans nom de Jean Vallée 1938 : Ceux de demain d’Adelqui Millar et Georges Pallu 1938 : La Goualeuse de Fernand Rivers 1939 : Le Chemin de l'Honneur de Jean-Paul Paulin 1940 : Espoirs de Willy Rozier 1942 : Monsieur de Lourdines de Pierre de Hérain 1945 : Les Clandestins d’André Chotin 1946 : Les Gosses mènent l'Enquête de Maurice Labro 1953 : Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry 1955 : La Tour de Nesle d’Abel Gance Filmographie de Constant RÉMY |
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