Raymond GRIFFITH
 Acteur, scénariste et producteur américain
Avec sa fine moustache et sa tenue élégante de dandy séduisant, Raymond Griffith a été un des acteurs comiques directement inspiré de Max Linder dans des films drôles et injustement oubliés. À l’avènement du parlant, il a pris sa retraite d’acteur pour se tourner vers l’écriture et la production.
Issu d’une famille d’acteurs, Raymond Griffith est né à Boston, le 23 janvier 1895. Son père James Henry Griffith est un acteur originaire de San Francisco tandis que sa mère Mary Guichard est une comédienne de théâtre née en France. Il débute très jeune sur scène auprès de ses parents dans Le petit Lord Fauntleroy et dans Ten Nights in a Barroom où il interprète une fillette. Malheureusement, il perd sa voix pour d’obscures raisons et devra se contenter de murmurer toute sa vie.
Un mime d'une irrésistible drôlerie
Afin de ne pas quitter le monde théâtral, Raymond Griffith apprend le mime et occupe divers emplois dans un cirque, de trapéziste à clown. Pendant la première guerre mondiale, il rejoint la Navy. Après sa démobilisation, il débute au cinéma en 1915 dans des petits rôles pour la L-KO Kompany et Universal. Il rejoint Mack Sennett pour une série de bandes burlesques, notamment An Aerial Joy Ride où il occupe un espion irrésistible de drôlerie. Il crée un personnage de dandy au charme charismatique en cravate et smoking, portant une cape d’opéra et souvent un haut-de-forme. Cette grâce singulière le démarque des autres stars burlesques de l’époque comme Charlie Chaplin, Buster Keaton ou Harold Lloyd. Il travaille sur de nombreux films de Sennett jusqu’én 1921 avant de signer un contrat avec Goldwyn Pictures. Rusé et sournois, il campe des détectives et des journalistes avec panache.
Le dandy séducteur
Raymond Griffith n’occupe pas forcément des rôles comiques. Dans Red Lights, il vole au secours de Marie Prevost harcelée par un psychopathe. Dans The Eternal Three, il est un coureur de jupons et dans White Tiger un escroc sympathique auprès de Priscilla Dean et Wallace Beery. En 1924, l’acteur signe avec Paramount et endosse des rôles principaux dans des films où son prénom est souvent mentionné dans le titre. Il campe un mari désorienté dans Souvent Femme varie, un ivrogne dans Open All Night, un dandy élégant évoluant dans des milieux sordides dans Le Mystérieux Raymond avec Betty Compson et surtout l’espion Sudiste pendant la guerre de Sessession dans l’hilarant Raymond s’en va-t-en guerre de Clarence G. Badger. Il joue les séducteurs malchanceux dans la comédie romantique Raymond veut se marier, en rival de William Powell auprès de Vera Voronina. Il incarne l’élégant détective Philip Trent, dans L’Affaire Manderson d'Howard Hawks auprès de Marceline Day. Il tourne son seul fim sonore, À l’Ouest rien de nouveau de Lewis Milestone d’après le best-seller d’Erich Maria Remarque. Il y joue un soldat français blessé par le soldat allemand interprété par Lew Ayres qui vit une lente agonie nocturne. Mais en raison de ses difficultés vocales, le parlant lui est fatal.
Scénariste et producteur
Raymond Griffith se retire des écrans pour travailler comme scénariste et producteur pour une cinquantaine de films de la Twentieth Century Fox jusqu’en 1940. Parmi les films dont il est producteur associé, on trouve Dortoir de jeunes Filles, La Baronne et son Valet, Mam’zelle Vedette, Sur la Piste des Mohawks, Le grand Profil et Le Signe de Zorro. Raymond Griffith, séducteur volage à l’écran n’a connu qu’un seul amour, l'actrice de théâtre Bertha Mann qu’il épouse le 8 janvier 1928. Après la naissance d’un premier garçon décédé prématurément, ils accueillent Michael Griffith en juillet 1931 et adopte en 1933 une fille, Patricia dont les parents sont décédés dans un accident de voiture. Après sa retraite du cinéma en 1940, Raymond Griffith ne fait guère parler de lui jusqu’au soir du 25 novembre 1957 où en présence de deux amis dans un club privé d’acteurs et de producteurs de Los Angeles, il est victime d’un étouffement avec de la nourriture. Il décède le même soir à l'âge de 62 ans. Ce clown laisse la marque d’un comédien virtuose. Il déclarait : « Le métier le plus difficile, le plus délicat, le plus intéressant et le plus gratifiant est celui de faire rire. Mais les comédies doivent être saines et sans vulgarité. C’est primordial. »


FILMOGRAPHIE :

Avec Bertha Mann
Courts-métrages :
1915 : Vendetta in a Hospital d’Henry Lehrman
1915 : Gertie’s Joy Ride d’Henry Lehrman
1915 : Scandal in the Family d’Henry Lehrman
1915 : A Saphead's Revenge de Craig Hutchinson
1915 : A Scandal at Sea de Craig Hutchinson
1915 : Blackmail in a Hospital de Craig Hutchinson
1915 : Ready for Reno de Craig Hutchinson
1915 : Tears and Sunshine d’Henry Lehrman
1915 : Under New Management d’Henry Lehrman
1916 : Billie’s Reformation d’Henry Lehrman
1916 : A Bath House Blunder de Dell Henderson
1916 : Blue Blood But Black Skin de Dell Henderson
1916 : A Busted Honeymoon de John G. Blystone
1916 : A Scoundrel's Toll de Glen Cavender
1916 : A September Mourning d’Henry Lehrman
1916 : Elevating Father de Raymond Griffith
1916 : How Stars Are Made de John G. Blystone
1916 : Mr. McIdiot's Assassination de Craig Hutchinson
1916 : The Bankruptcy of Boggs and Schultz de Raymond Griffith
1916 : A Dash of Courage de Charley Chase
1916 : The Great Smash de John G. Blystone
1916 : The Surf Girl d’Harry J. Edwards
1917 : An Aerrial Joy Ride de Charles Reed et Walter C. Reed
1917 : A Royal Rogue de Robert P. Kerr
1917 : Caught in the End de Charles Avery
1917 : His Fatal Move de Reggie Morris
1917 : His Foothill Folly de Reggie Morris
1917 : His Busy Day de Reggie Morris
1917 : His Hidden Talent de Reggie Morris
1917 : False to the Finish de Reggie Morris
1917 : His Social Rise de Reggie Morris
1917 : His Thankless Job de Reggie Morris
1917 : A Counterfeil Scent de Reggie Morris
1918 : Ruined by a Dumbwalter d’Harry J. Edwards
1918 : His Double Life d’Harry J. Edwards
1918 : Mud de William Beaudine
1918 : Their Neighbor’s Baby d’Harry J. Edwards
1918 : I Love Charles Albert de William Beaudine
1918 : The Red-Haired Cupid de Cliff Smith
1918 : The Village Chestnut de Raymond Grifffith & Walter Wright
1929 : Post Mortems de Leslie Pearce
1929 : The Sleeping Porch de Leslie Pearce

Longs-métrages :
1919 : Rêves dorés (The Follies Girl) de John Francis Dillon
1920 : Love, Honor and Behave de F. Richard Jones & Erle C. Kenton
1922 : Fools First de Marshall Neilan
1922 : Fiancé malgré lui (The Crossroads of New York) de F. Richard Jones
1922 : Minnie de Marshall Neilan
1923 : Âmes à vendre (Souls for Sale) de Rupert Hughes
1923 : Red Lights de Clarence Badger
1923 : The Day of Faith de Tod Browning
1923 : Trois Femmes pour un mari (The Eternal Three) de Marshall Neilan et Frank Urson
1923 : Les Fauves (White Tiger) de Tod Browning
1924 : Roulette (Poisoned Paradise) de Louis J. Gasnier
1924 : Souvent femme varie (Changing Husbands) de Frank Urson
1924 : Lily of the Dust de Dimitri Buchowetzki
1924 : Nellie, The Beautiful Cloak Model d’Emmett J. Flynn
1924 : Open All Night de Paul Bern
1924 : Poisoned Paradise de Louis J. Gasnier
1924 : Les Affamés (The Dawn of a Tomorrow) de George Melford
1925 : Raymond, fils de roi (A Regular Fellow) d’A. Edward Sutherland
1925 : Fine Clothes de John M. Stahl
1925 : Raymond, le chien et la jarretière (Forty Winks) de Frank Urson
1925 : Miss Barbe-Bleue (Miss Bluebeard) de Frank Tuttle
1925 : Le Mystérieux Raymond (Paths to Paradise) de Clarence Badger
1925 : Raymond ne veut plus de femmes (The Night Club) de Frank Urson
1925 : When Winter Went de Reggie Morris
1926 : Raymond s'en va-t-en guerre (Hands Up!) de Clarence Badger
1926 : Wet Paint d’Arthur Rosson
1926 : You'd Be Surprised d’Arthur Rosson
1926 : The Waiter from the Ritz de James Cruze
1927 : Raymond veut se marier (Time to Love) de Frank Tuttle
1927 : Wedding Bill d’Erle C. Kenton
1929 : L'Affaire Manderson (Trent's Last Case) d’Howard Hawks
1930 : À l'Ouest, rien de nouveau (All Quiet on the Western Front) de Lewis Milestone


Filmographie de Raymond GRIFFITH
 
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